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*Il est 13h40, je suis en cours de maths, et comme d'abitude, je ne suis pas du tout le cours et je n'écoute pas le prof. Je suis tranquilement en train de regarder par la fenêtre - car bien sur je suis dans la rangée côté fenêtre - je suis au premier rang, derrière moi se déroule une stupide bataille de colle, au fond de la rangée côté couloir, des élèves parlent avec le prof, d'autre parlent en chuchotant tandis que les quelques rares essayent tant bien que de mal de faire leurs exercices qui sont notés au tableau. Moi, on va dire que j'essayais de les faire. Alors que je rêvais tranquilement, la voix de mon professeur me ramenne en cours, pendant 5 longues et infernales minutes, j'écoute avec un peu de mal ses explications sur la nouvelle leçon. Puis il repartit voir d'autres élèves, moi je me mets à regarder la pendule :
<< 14h10 ... pfff ! Plus que 20 minutes et ce sont les vacances ... Allez courage ma grande Lunne, tu va tenir le coup ! >>* se disait elle avec détermination.
Quand enfin, son bonheur arriva : la sonnerie du collège retentit. Le professeur eut juste le temps de leur dire "bonne vacances !" que lunne était déjà sortie. Elle n'attendait personne, et personne ne l'attendait. Elle n'avait pas beaucoup d'ami(e)s et de plus, elle était comment dire, très à l'écart de ceux de sa classe. Elle partit donc à vive allure, ne répondant pas à l'appel de ses camarades de derrière. Elle arrivait au portail, et enfin elle sortit de sa prison d'élèves. Elle commença à marcher vers l'arrêt de bus, puis le passa en direction de sa gauche, elle continua à pied sur une longue distance, se remémorant toujours la même chanson : Stone. Elle s'arrêta à la boulangerie, acheta 2 pains au chocolat et 1 baguette, puis elle continua son chemin encore 10 minutes.
Elle arriva devant un portail gris-bleu d'une hauteur asser impressionnante, l'ouvra et continua sa marche sur un petit chemin de terre, la fraicheur des arbres sur sa route la détendait. Elle entra dans une grande maison, déposa la baguette sur la table de la cuisine, un des deux pains au chocolat sur le bureau d'une chambre, pris le 2ème et se dirigea dans sa chambre. Elle mis le CD qu'elle mettait à chaque début et fin de vacances : "from the cradle" d'Eric Clapton. Ensuite elle balança son cartable au pied de son lit, et s'installa sur son bureau, alluma son ordinateur et entama son pain au chocolat. Elle alla voir ses mails, rien, et juste avant d'éteindre son ordi elle entendit venant du couloir deux "merci" : l'un étant de sa mère, l'autre de son frère
(= baguette et pain au chocolat.). Elle finit par éteindre son ordinateur et se dirigea vers le jardin.
Elle sentait le vent doux et tiède sur ses bras découverts, le soleil la réchauffait légèrement, l'ombre des arbres la vidait de son stress de collégienne, le parfum des fleurs doux l'appaisait. Elle s'installa dans le hamac accroché à 2 sapins, et piqua un petit somme. Quand une plume vint chatouiller son coup, c'était son frère, tentant avec un peu de mal de réveiller sa soeur en douceur, celle-ci ne broncha pas d'un pouce, puis il commença à la secouer un peu, elle ne bougeait toujours pas ! Et enfin, il s'y pris à sa manière, c'est à dire la manière forte : il la bascula du hamac, celle-ci se retrouva par terre en un clin d'oeil, faisant un regard noir à son frère, celui-ci lui dit se qu'il pensait :
- Tu n'avais qu'à te réveiller avant ! Na ... , lui dit-il à la limite du fou rire.
Son frère était à peine plus agé qu'elle, peut-être de 2 ans, mais pour elle, il avait encors 5 ans dans sa tête. Tout ça pour lui dire qu'elle devait rentrer car il faisait trop froid à présent pour qu'elle reste dehors comme ça. Elle remonta donc dans sa chambre, mit une musique douce, s'installa sur son lit, et commenca à lire le livre de sa prof de français - car comme tous les professeurs de français, elle leur avait donné un livre à lire - . Cela ne gênait pas tellement lunne, car elle aimait bien lire. Elle regarda l'heure : 17h45, pour elle ce n'était même pas la fin de l'après-midi, et pourtant sa mère semblait déjà fatiguée, bon, Lunne admettait que sa mère bossait depuis 9h ce matin, mais quand même ... Elle exagèrait un tout petit peu.
Lunne finit par poser son livre, et se mit à regarder les photos qu'elle avait prise et collées sur son plafond : c'étaient des photos de toutes sortes, des animaux, des paysages, des personnes, etc ...
Quand sa fenêtre s'ouvrit brusquement : << Un courant d'air ! Et de plus, j'ai du mal la fermer tout à l'heure ... >>. C'était ce qu'elle pensait. Elle alla donc fermer cette fenêtre et se remit sur son lit, elle s'assit et plongea dans ses pensées. Quand soudain, tout devenu bizarre, elle préssentit une présence dans sa chambre, brusquement elle sentit une main froide sur le bas de son visage l'empêchant de parler et même d'émettre le moindre son ... Une autre main glacée était sur son épaule. Mais à peine eut-elle sentit ses sensations, qu'elle fut transportée ailleurs, en un clin d'oeil de plus ! Comme si elle avait été téléportée ! Mais à peine fut-elle arrivée à destination, qu'elle s'endormit, ou plutôt, elle fut allongée par terre sans pouvoir bouger, sans rien voir et sans rien dire, elle avait juste put entendre ses quelques paroles venant d'au dessus d'elle, reconnaissant une voix féminine et une autre masculine :
- Tu ne t'es pas trompé au moins ?
- Mais oui ! Et puis de toute façon cela dépendra du vieux chnoque ...
Puis les voix s'éteignirent et les deux personnes s'en allèrent, laissant Lunne au sol, et à des aventures dont elle ne se doutait même pas qu'il lui arriverait ...~~#~~
Tout était noir ...
Et soudain, dans cette pénombre glaciale, une douce chaleur effleurait sa peau, pareil à une brise tiède et légère d'été. Elle avait l'impression d'être allongée sur un matelat de plume, comme un nuage ! C'était doux, moëlleux, tendre, frai ... Lunne finit par ouvrir ses yeux lentement, une grande lumière ambrée s'infiltrant dans son regard de braise. Le temps que ses yeux s'abituent à cette lumière chaude, elle eut le réflex de se souvenir de ce qui venait de lui arriver, mais quand elle réalisa où elle était tombée, tout s'effaça ...
Une vague d'énergie et de merveille l'avait envahie, elle était sur de l'herbe verte et resplendissante de vie, par ci par là, des fleurs jonchaient le sol ... Tout autour s'étendait à perte de vue, une et même plaine verte, sans forêts, sans montagnes, avec juste, comme roi, un gigantesque arbre qui tronait à quelques mètres de la jeune fille. Ce qui éveilla grandement sa curiositée ...
Elle se leva sous un soleil d'or ainsi qu'une lumière de cristal. Se dirigeant vers l'arbre mystèrieux, elle continuait à regarder tout autour d'elle, du vert avec des touches de couleurs ... D'un côté c'était merveilleux, de l'autre bizarre ... C'est vrai quoi ! Ce n'est pas très courant de tomber dans un endroit pareil alors que tu n'as rien fais pour et surtout que tu n'as rien demander à personne ... Mais elle hota vite cette idée de la tête lorsqu'une mélodie celtique s'empara d'elle pour la faire danser ... Cette mélodie était venue avec le vent et les nuages blancs ...